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Yasmina CHOUIKLauréate 2018 du prix de la fondation Léon BOUCHUT, organisé par l’AGIL, Yasmina CHOUIK (promotion 2014) se prend au jeu des questions/réponses pour nous parler d'elle et de son projet.
 

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ?

J'ai 29 ans, je suis actuellement en 2ème année de thèse de sciences. J'ai choisi la spécialité hépato-gastro-entérologie en 2014, après avoir effectué un master de neurosciences durant mon externat. En 2018, j’étais dans ma dernière année d’internat, où j’effectuais un interCHU en hépatologie à Paris.

Quel était le projet que vous aviez défendu en 2018 pour le prix Bouchut ?

Le projet que j’ai présenté était celui de ma thèse de médecine, intitulé « Transplantation hépatique pour hépatite auto-immune en France : une étude de cohorte ». Ce projet consistait à analyser le devenir de l’ensemble des patients greffés pour hépatite auto-immune en France. Le pronostic de cette maladie rare (1-2 % des greffes) est en effet mal connu, alors qu’il existe des problématiques spécifiques à cette indication (risque de récidive de la maladie initiale sur le greffon et risque majoré de rejet notamment). Une partie des cliniciens préconisent actuellement un protocole d’immunosuppression renforcé chez ses patients, mais aucune étude à ce jour n’a déterminé l’efficacité et l’innocuité de cette attitude.

Concrètement, à quoi vous a servi la bourse de 2000 € qui vous a été remise ?

Cela a permis de financer les déplacements que j'ai dû effectuer afin de récolter les données dans les 18 centres de greffe français (Lille, Marseille, Bordeaux, Rennes...). Selon le nombre de patients, cela pouvait nécessiter jusqu'à une semaine sur place.

Que s’est-il passé depuis la remise du prix ? Comment ont évolué vos travaux et où en êtes-vous aujourd’hui ?

J'ai soutenu ma thèse l'année dernière, dont j’ai présenté les résultats à différents congrès. Certains médecins avec qui j’ai collaboré ont déjà commencé à modifier leur pratique clinique (arrêt de la corticothérapie au long cours en systématique). Nous sommes en train de finaliser les analyses statistiques pour pouvoir la publier.

Outre l’aspect purement financier, que vous a apporté le prix Bouchut ?

Cela a été une expérience très positive d’apprendre à défendre mon projet, et d’avoir des retours positifs sur son intérêt par des médecins d'autres spécialités.

Et maintenant, quels sont vos projets ?

Je suis en train de poursuivre ma thèse de sciences, axée sur les déficits de l’immunité adaptative des patients cirrhotiques. A la fin de celle-ci, je débuterai mon clinicat dans le service d’Hépatologie du Pr Fabien Zoulim à l’hôpital de la Croix-Rousse.

Un dernier mot à adresser à vos confrères internes et anciens internes de Lyon ?

Je leur conseillerai de trouver le projet (thèse, master…) qui les motive vraiment, c’est la condition pour réussir à dépasser toutes les difficultés (administratives, statistiques…) qui peuvent les attendre !

 

Propos recueillis le 14 février 2020.

Pour en savoir plus sur le Prix Bouchut

 

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