ESPACE MEMBRE
      Mot de passe perdu  


Lauréate 2014 du prix de la fondation Léon BOUCHUT, organisé par l’AGIL, Keitly MENSAH (promotion 2012) se prend au jeu des questions/réponses pour nous parler d'elle et de son projet.
 

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ?

Interne de santé publique et médecine sociale à Lyon, je suis attirée par les maladies infectieuses, la vaccination et l'accès aux soins. Lors de ma participation au prix Bouchut j'avais achevé mon 4ème semestre et je venais de commencer mon master de santé publique à Paris. À ce moment j'étais donc en disponibilité pour recherche. Actuellement je réalise mon 8ème semestre en Inter-CHU aux États-Unis.

Quel était le projet que vous aviez défendu en 2014 pour le prix Bouchut ?

J'avais défendu un projet de recherche sur les facteurs déterminants de la tuberculose chez les sujets non infectés par le VIH à Madagascar. Les aléas de la recherche font que j'ai travaillé sur un tout autre projet : l'immunité contre la rougeole et la rubéole à Madagascar !

Concrètement, à quoi vous a servi la bourse de 2000 € qui vous a été remise ?

Elle m'a servi à financer mon vol pour Madagascar, mon installation sur place ainsi qu'une partie de mes déplacements dans le sud pour un projet pilote sur l'accès aux services de vaccination. Sachant que j'étais en disponibilité sur financement personnel au début du projet, ce financement a été d'une aide substantielle !

Que s’est-il passé depuis la remise du prix ? Comment ont évolué vos travaux et où en êtes-vous aujourd’hui ?

Depuis la remise du prix, plusieurs choses se sont passées :
- j'ai soutenu mon mémoire de master de santé publique sur l'incidence de la rubéole à Madagascar.
- un article a été publié sur l'impact de l'introduction du vaccin contre la rubéole à Madagascar (J. R. Soc. Interface 13:20151101. http://dx.doi.org/10.1098/rsif.2015.1101).
- j'ai soutenu ma thèse de médecine sur l'immunité contre la rougeole à Madagascar.
- j'ai participé à l'International Health Congress de Londres en communication orale en juin et j'ai été retenue pour une communication orale au congrès de l'ADELF (Association Des Épidémiologistes de Langue Française) en septembre.
- je continue à travailler sur le sujet puisque je suis en Inter-CHU à l'université de Princeton avec comme projet de modéliser l'accès aux services de vaccination sur le territoire malgache ainsi que d'étudier les fluctuations saisonnières de la vaccination contre la rougeole.

Outre l’aspect purement financier, que vous a apporté le prix Bouchut ?

C'était une très bonne expérience à plusieurs points de vue : rendre mon projet de recherche clair pour tous, défendre ce même projet. Ce sont des éléments importants, notamment en santé publique où l'on aide voire rédige des appels d'offres. De plus, j'ai découvert qu'ici, aux États-Unis, avoir obtenu un prix est très valorisant car c'est la preuve d'un esprit de synthèse. Enfin, j'étais considérée comme "trop jeune" pour faire un Inter-CHU entre Paris et Madagascar. Avoir obtenu le prix a pesé dans la balance lors de la commission : c'était un gage de ma volonté à m'investir sérieusement dans ce projet.

Et maintenant, quels sont vos projets ?

Pour l'instant je finis mon internat à Princeton avec des déplacements à Madagascar et je resterai encore 6 mois post-internat afin de passer 1 an sur mon projet. Pour la suite, on verra en fonction des opportunités. Je découvre l'univers de la modélisation dynamique des maladies infectieuses et ça me plait !

Un dernier mot à adresser à vos confrères internes et anciens internes de Lyon ?

Postulez pour le prix, c'est une expérience enrichissante. On ne sait jamais où l'on finira !

 

Propos recueillis le 22 novembre 2016.

Pour en savoir plus sur le Prix Bouchut

 

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